Journal de bord d’une victime de violence routière,

De Pascale maman de Quentin, prenez le temps de lire, tout est dit, rien à rajouter, cette indifférence de la justice allant parfois jusqu'au mépris, partagez, balancez, envoyez , la réalité, la triste réalité , des mots sur des maux, c'est ce que nous dénonçons depuis des années dans l'indifférence totale de la société et des pouvoirs publics.

Journal de bord d’une victime de violence routière,

Ils sont venus me dire que mon enfant était victime d’un accident de la route et qu’il n’a pas survécu à ses blessures… La porte s’ouvre sur un cauchemar judiciaire et une faillite morale d’état.
Un chauffard délictueux a ôté la vie de mon enfant. Cet odieuse réalité me percute, ce n’était pas une fatalité, sa violence routière était connue de tous mais les pouvoirs publics n’ont rien fait pour l’empêcher.
Cet individu a décidé d’échapper à la réalité et aux responsabilités et de devenir un criminel routier et la « justice » de décrété que ce ne pouvait être « qu’involontaire ».
Un homicide involontaire, un fait divers, la morale publique a accepté le fait de l’incapacité de l’état à faire respecter la loi sur un espace public routier. Le curseur moral est si bas que le sang de nos enfants se répand, dans un silence assourdissant.
Cet individu à donc involontairement tué et pour ne pas trop l’accabler « la Justice » va confondre tous les délits en un : grande vitesse, alcool, stupéfiant, conduite dangereuse, pneus lisses, non-conformité de contrôle technique, etc. Tous ses faits sont volontairement effacés, pourtant ils sont l’essence même du chauffard dangereux.
Vous êtes victime et devait faire la démarche d’être partie civile pour un procès en devenir, certaines victimes n’ont pas l’opportunité d’un procès. La chaîne pénale clochardisée préfère bâcler l’enquête, les proches n’ont pas besoin de vérité.
Les citoyens empruntent les réseaux routiers dès leur plus jeune âge quotidiennement mais singulièrement les pouvoirs publics renoncent à leur sécurité. La Justice banalise l’homicide en délit, au mépris de leurs vies et de celles de leurs proches, aucun citoyen n’est à l’abri.
Le déni de « Justice » pour mieux couvrir l’échec d’une politique de l’excuse disproportionnée, qui d’un trait de crayon transforme « un coupable » en « présumé innocent ».
Vient le temps de l’attente, pas en mois mais en années, « la Justice » n’est pas pressée le « présumé innocent » est libre comme le vent.
Dans quelques années il sera convoqué, comme les victimes, à son procès. Lui pourra faire appel de la décision du président du service correctionnel, contrairement aux victimes qui ne peuvent prétendre à l’équité devant la loi.
Pas de procès en cours d’assise qui est la juridiction pénale compétente pour juger les crimes, nos institutions ne considèrent pas l’homicide routier plus grave que : le vol, l’escroquerie, l’abus de confiance, les coups et blessures graves, etc. La vie de mon enfant n’a de prix, que pour moi !
Chaque pièce à son verso, « la Justice » dans sa mansuétude ne tient pas compte des revers que vivent les victimes, les années sont des jours d’inerties à attendre que « la Justice » se prononce, cette attente est déraisonnable et coupable. Elle fragilise les victimes et les déstabilise aux yeux des proches, elles ne peuvent apporter aucune réponse et paradoxalement ne pense qu’à l’être disparu et la souffrance du temps suspendu.
Je suis convoquée au procès de l’individu qui a tué mon enfant, j’ai peur, les mots d’encouragement vont dans le sens du laxisme judiciaire ambiant : « Ne te fais pas d’illusion, il ne sera pas puni ! »
Et en effet, il y a eu une sentence mais « la justice » n’est jamais à cours d’imagination pour escamoter la punition, elle délègue son autorité. Le pénitentiaire est surpeuplé, alors l’autorité de « La Justice » est transférée aux travailleurs sociaux.
Une trahison d’état, ôter la vie est un crime et la commission d’un crime ne peut être traitée légèrement, car si la morale publique est le complément naturel de toutes les lois, les magistrats sont les garants de l’application de ses lois.
Seul le gout de l’injustice reste aux victimes dans cette parodie judiciaire, elles pourront croiser l’auteur du crime au cours de ses années dites carcérales, le procès est caduque.
L’acte de juger n’a pas été déterminé par les arguments du débat judiciaire, en dehors de toute pression ou de tout préjugé budgétaire et les victimes sont devenues un curseur d’ajustement.
Combien coûte aux contribuables les reculades de l’état en termes de violence routière ?
La loi du 15 août 2014 relative à l’individualisation des peines et renforçant les sanctions pénales, dit dans son article 1er : « Les droits de la victime seront mieux pris en compte tout au long de l’exécution de la peine : le droit à obtenir réparation du préjudice subi, le droit à être informée, si elle le souhaite, du devenir du condamné, et le droit à ce que sa protection soit assurée. Le juge devra garantir ces droits, j’ai donc fait la demande en recommandé et j’attends… depuis plus d’un mois maintenant.
Le système judiciaire français déshumanise les victimes, leur impose « le pardon » de fait, les manipule dans le mensonge d’une punition, ignore les délais raisonnés de traitement et dénigre leurs droits à l’égalité, l’indépendance et l’impartialité d’une Justice équilibrée.
Une maltraitance d’état sur personnes vulnérables, car à l’immense chagrin de ne pouvoir voir mon enfant s’accomplir dans la vie, s’ajoute le déni de Justice.
L’obligation pour tous les citoyens de respecter les lois est la meilleure assurance que la liberté, les droits et la sécurité de chacun d’eux soient garantis de manière effective, un criminel doit alors être puni !
Rendre à chacun ce qui lui est dû, c'est rendre au coupable dont on a prouvé la culpabilité le châtiment qu'il mérite. Le désordre et source d’insécurité et l’insécurité prospère car la « justice » louvoie entre : répression et dépénalisation des coupables.
La violence routière se porte au mieux, nul besoin de philosophies compliquées pour comprendre l’effet nocif sur la société de l’impunité de ce terrorisme routier banalisé.
La France est au bas du classement de la Justice Européenne, certaines annonces sont censurées dans la médiasphère, pourtant le contre pouvoir est nécessaire à la démocratie et donc à la justice :
"Veritas Thesaurus est" La vérité est un Trésor ! La Vérité nous rend libre, la vérité ne peut pas être enfermée, la vérité est sans pitié. Une démocratie sans contrôle est soumise à la médiocrité des Hommes. Tant que les lapins n’ont pas d’historiens, l’histoire est racontée par les Chasseurs. (Howard ZINN)
Les années sont passées et je suis épuisée, ce carnet de bord abrégé témoigne du mépris de nos Institutions pour les victimes de violences routières. « Pour faire valoir ce que de droit ».


Association Collectif Justice Victimes Route

 



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