Mobilisation pour la demande de mise en liberté de Chantal une maman

.

Agen : mobilisation pour la libération d'une mère

Chantal Rodriguez est incarcérée pour avoir commandité l'agression de son ex-gendre, qui provoqua la mort de la famille dans un accident de la route.

..

Les manifestants ont occupé le devant de la maison d'arrêt avant de se disperser dans l'après-midi .

.

 

Imprimer

Des portes du pénitencier aux grilles du palais de justice. Une quinzaine de personnes a manifesté, hier après-midi, dans le calme, afin de demander la libération de Chantal Rodriguez, placée en détention provisoire depuis le 9 février dernier. Cette Nîmoise de 46 ans est incarcérée dans le cadre d'une enquête pour violences aggravées.

Explications, pas de caution

Elle a été mise en examen pour avoir organisé une expédition punitive à l'encontre de son ex-gendre, à AiguillonCe dernier est impliqué dans un accident de la circulation à l'issue duquel est morte la fille de la commanditaire présumée, âgée de 20 ans. L'homme conduisait malgré un état d'ivresse, ce qui lui aura valu une condamnation en justice.

Une peine toutefois insuffisante pour Chantal Rodriguez, qui a opté pour la solution du règlement de compte. Présent avec les manifestants à Agen, l'époux de la détenue a tenté d'expliquer, sans forcément la cautionner, la démarche de sa femme.

Il évoque pêle-mêle « une douleur insondable, un mauvais jugement, le comportement du gendre qui a refait sa vie rapidement après les faits en l'affichant publiquement sur les réseaux sociaux et qui a retiré de l'argent avec la carte bleue de Sandra, le lendemain de sa mort… C'est comme enlever les chaussures à un cadavre… »

« Lui casser les dents »

Thierry Rodriguez, placé en garde à vue pour les besoins de l'enquête relate aussi les difficultés des grands-parents à voir leur petite-fille. « C'est alors qu'elle était devant la tombe de Sandra que Chantal a été abordée par un homme qui lui a proposé d'être le bras de sa vengeance. Elle voulait lui faire casser les dents… Mais si elle reconnaît être à l'origine de la première expédition, en mars 2011, elle assure ne rien avoir demandé pour la seconde, commise au mois de juin suivant… » Le rassemblement d'hier, nouvelle étape dans la publicité faite autour de cette affaire, a aussi drainé vers Agen les membres du collectif Justice pour les victimes de la route. Émue aux larmes, la présidente de l'association a dit « son indignation de voir cette mère en prison quand celui qui a tué sa fille avec des circonstances aggravantes, n'a pas été incarcéré. Alors même si nous n'approuvons pas le procédé retenu, l'exemple donné en direction des auteurs d'infractions routières n'est pas bon », a rappelé Jocelyne Ravet.

En défense, Me Aoudia a lancé plusieurs procédures pour dénoncer ce qu'elle considère comme des manquements dans l'enquête et l'instruction. « L'état de santé de ma cliente se détériore de façon inquiétante. Une dégradation confirmée par le rapport d'expertise qui vient d'entrer au dossier. » Selon l'avocate Nîmoise, la détention provisoire est injustifiée. « Mme Rodriguez était au courant de la première agression mais n'a été informée de la seconde qu'a posteriori. » Une première série de faits pour laquelle elle aurait versé la somme de 1 000 euros aux auteurs présumés des violences, également mis en examen.

 

 

 



Réagir


CAPTCHA