Y A-T-IL UNE REELLE POLITIQUE DE SECURITE ROUTIERE EN FRANCE OU N’EST CE QUE DU BLABLA ?

Y A-T-IL UNE REELLE POLITIQUE DE SECURITE ROUTIERE EN FRANCE OU N’EST CE QUE DU BLABLA ?


Nous sommes une association nationale de défense de victimes de délinquance routière et nous sommes stupéfaits, voir écœurés de certains témoignages de victimes de la route qui nous parviennent. Nous savions déjà que la justice était très clémente envers les auteurs de délinquance routière, mais si les forces de l’ordre s’y mettent aussi, comment les victimes peuvent-elles se défendre ? Un automobiliste en état d’ébriété a percuté un jeune couple. Le couple n’a plus de véhicule car il est hors d’usage. L’auteur a pris la fuite. Côté corporel, la jeune femme a été légèrement blessée et a eu une semaine d’interruption de travail. Les gendarmes sont venus sur les lieux de l’accident et ont retrouvé l’identité de l’auteur. Les parents de ce couple ont fait appel à notre association pour nous témoigner de leur histoire. Selon eux, les gendarmes ont refusé d’aller intercepter l’auteur chez lui le soir même, sous prétexte qu’ils n’avaient pas le droit d’aller l’interpeller à son domicile. Ils l’ont donc convoqué à la gendarmerie que 3 semaines plus tard. Forcément, il était dégrisé. Les gendarmes ont conseillé au couple de s’arranger à l’amiable avec l’assurance. Côté pénal, le délit de fuite ne peut être retenu, car l’identité de l’auteur a été retrouvé par les gendarmes grâce aux papiers qu’il avait perdu dans sa fuite sur la chaussée. Son permis de conduire n’était pas non plus à jour car il avait jusqu’au 23 juin 2014 pour passer une visite médicale. Cela n'inquiète personne, pas plus les forces de l’ordre que la justice. Encore un chauffard qui s’en sort bien. Des témoignages du genre où les forces de l’ordre préconisent de s’arranger à l’amiable avec les assurances et dissuadent les victimes de déposer plainte, nous en avons très souvent mais nous n’avions encore jamais eu un cas comme celui-ci avec la totale, alcool, délit de fuite et permis non valide. C’est la raison pour laquelle nous pensons que cette histoire mérite d’être médiatisée. A ce jour, il y a beaucoup de répression sur les routes avec les radars qui flashent souvent pour 6 ou 7 kms au-dessus, ce que nous acceptons volontiers. Mais lorsque des accidents sont provoqués par des gens dangereux et que policiers et justice ferment les yeux, nous ne l’accepterons jamais. La plupart des adhérents de notre association et moi-même ont perdu un enfant, un parent ou un ami très proche, par la faute de ce genre personnage. Nous ne voulons plus que cela arrive. Nous refusons de penser que les radars sont là uniquement pour rapporter de l’argent à l’état et à la sécurité routière. Pourtant nous commençons à douter lorsque nous constatons qu'un conducteur en état d’ébriété, avec un permis de conduire non valide, qui cause un accident, qui prend la fuite et qui ne n'est pas inquiété volontairement par les forces de l'ordre, cela pose questions ! Idem, pour le chiffre mensuel de morts sur les routes annoncé par la sécurité routière. En Charente-Maritime où je vis, le minimum est de 2 morts par semaine. Le calcul est vite fait. Sachant qu’il y a 100 départements en France, difficile de croire qu’il y a que 3500 morts par an. Mais difficile de le prouver car il y a qu’une seule source. « La sécurité routière ».
Je vous remercie de m’avoir lu.

Jocelyne ravet
Secrétaire de l’association « Collectif justice pour les victimes de la route ».



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