Question Du Député Bérengère Poletti

La lutte contre la violence routière constitue une politique prioritaire du Gouvernement. Dans le but de renforcer l'efficacité de la justice pénale dans le traitement de la délinquance routière, les parquets généraux sont régulièrement sensibilisés sur la nécessité de lutter avec détermination contre les infractions à la sécurité routière. Ces instructions générales de politique pénale poursuivent trois objectifs principaux : inciter les parquets et parquets généraux à mobiliser l'ensemble des services de l'Etat, accentuer la prise en considération des victimes et renforcer l'efficacité de la réponse pénale. En 2011, 300 000 condamnations et compositions pénales ont sanctionné 370 386 infractions à la sécurité routière, ce qui représente près de 45 % de l'ensemble des condamnations prononcées. Parmi ces condamnations, 8 602 concernaient des atteintes involontaires à la personne dans le cadre de la conduite d'un véhicule, dont 931 homicides involontaires. Lorsque cette infraction est aggravée par l'une ou plusieurs des circonstances prévues par la loi, les juridictions prononcent très majoritairement des peines d'emprisonnement ferme. Lorsque plusieurs circonstances aggravantes sont relevées, l'emprisonnement ferme est prononcé dans plus de deux tiers des cas : la moyenne de l'emprisonnement ferme prononcé se situe alors entre 18 mois et deux ans. Des peines allant jusqu'à 7 ans d'emprisonnement ferme ont déjà été prononcées. Toutefois, sur l'ensemble des procédures suivies des chefs d'homicides ou blessures involontaires dans le cadre de la conduite d'un véhicule dont sont saisis les parquets, une part est considérée comme ne pouvant pas recevoir de suite pénale. Ces classements sans suite sont donc décidés soit en raison de l'absence de preuve d'un manquement caractérisant l'infraction d'atteinte involontaire à la personne, soit par le décès du conducteur mis en cause. Lorsque les parquets estiment qu'une infraction est caractérisée, le taux de réponse pénale se situe entre 90 et 97 % selon les types d'infractions. Dès lors, le taux de poursuite, lorsque l'infraction est caractérisée et que l'auteur peut faire l'objet de poursuite, apparaît tout à fait satisfaisant. En outre, lorsqu'ils sont poursuivis, les auteurs de ces délits sont sanctionnés avec toute la fermeté requise. En tout état de cause, il n'est nullement envisagé par le Gouvernement de dépénaliser les délits d'homicide ou de blessures involontaires commis par un conducteur après consommation d'alcool ou de stupéfiants, ou avec toute autre circonstance aggravante, au regard de la gravité de ces infractions. Enfin, lors de la dernière séance plénière du CNSR, a été adoptée la recommandation formulée par la commission « Victimes de la route » tendant à créer une journée spécifique consacrée aux victimes de la route qui pourrait être fixée à la même date que la journée européenne des victimes.

 

 

 

Il va de soit que nous ne pouvons nous contenter d''une telle réponse type ...

Nous en arrivons à nous demander si Mme la garde des sceaux est bien dans la justice...

Dans les textes ça devrait être comme ça mais la réalité est toute autre.....

Nous avons hélas de très nombreux exemples à vous proposer.....

Concernant les classements sans suite votre réponse ne nous satisfait pas sous pretexte que les victimes ne sont plus là..Ou que parfois les enquêtes soient baclées ..

Voilà des années que nous demandons le pourcentage des classements sans suite !

Concernant la journée nationale des victimes de la route dont je tiens à rappeler a été décidée par le CNSR malgrè une concertation au sein même de ce CNSR avec nous et d'autres associations de la créer au printemps et que cette journée soit spécifique et non noyée dans une journée européenne des victimes déjà existante comme l'aura décidé le CNSR.

aujourd'hui nous sommes le 22 février et malheureusement je n'ai pas entendu parler des victimes de la route 

Une réponse sera faite à Mme la députée qui nous soutient et dont nous la remercions 



Les réactions

Avatar Morelle françoise

merci Mme POLETTI Bèrengére pour son intervention auprès du gouvernement . cela prouve que nos courriers sont lu ♥.

Le 09-01-2014 à 16:24:02

Avatar LILI Rose

or de question de subir ces lois, ensemble nous decider de notre avenir et surtout de celui de nos enfants et de nos êtres chers

Le 22-02-2014 à 21:05:45

Réagir


CAPTCHA